Observation à Saint-Dizier, 20 août 1978
Haute-Marne, Grand Est, France
Observation le 20 août 1978 à Saint-Dizier (Haute-Marne). Le GEIPAN n'a pas pu conclure, faute d'informations suffisantes (classement C).
Ce qui s'est passé
Un soir à partir de 22h50, un militaire remarqua dans le ciel trois lumières, chacune de la grosseur d'une balle de ping-pong. Elles se déplaçaient d'est en ouest, changeaient de position les unes par rapport aux autres et viraient à l'orange. Depuis le premier étage d'un bâtiment, le témoin appela un autre militaire, qui ne distingua qu'un seul point lumineux. Les deux hommes sortirent sur le parking des avions, où trois autres militaires les rejoignirent. Tous suivirent les évolutions silencieuses d'un point lumineux à vitesse irrégulière : déplacements, arrêts, zigzags et recul. Le phénomène disparut vers le nord en perdant peu à peu de son intensité.
L'enquête a examiné l'hypothèse d'un faisceau lumineux de type festif (skytracer) formant un spot sur les nuages. Plusieurs éléments allaient dans ce sens : trois lumières colorées réunies en une seule, mouvements erratiques, phase d'immobilité, diamètre apparent non nul, soirée d'été et nuages probables. D'autres allaient contre : ces appareils étaient encore rares à l'époque, et les témoins décrivaient une luminosité supérieure à celle d'une étoile, alors qu'une réflexion sur les nuages donne un halo plus faible. L'absence de trace d'une discothèque équipée, quarante ans après, ne permettait de conclure ni dans un sens ni dans l'autre.
La fiabilité des témoignages est entachée de doutes : l'expression « balle de ping-pong » était identique chez tous, ce qui montre des échanges et une influence mutuelle. Le principal témoin, un sergent engagé, avait de plus autorité sur les autres, des conscrits. Par ailleurs, l'élévation et la taille angulaire du phénomène manquaient, et seul le premier témoin avait vu la phase à plusieurs lumières. Aucune hypothèse n'a pu être retenue, mais la consistance du cas ne suffisait pas non plus pour le déclarer inexpliqué. Il est classé C, faute de données fiables.
Récit reformulé par SkyUnknown à partir du compte rendu d'enquête de GEIPAN (CNES). Le texte original et les pièces du dossier sont sur la fiche officielle.
- Date
- 20 août 1978
- Lieu
- Saint-Dizier · centre de la commune
- Type d'observation
- Depuis le sol
- Classement de la source
- C
Sources
- Voir le document d'origine
GEIPAN (CNES)
n° 1978-08-00536
Résumé rédigé par SkyUnknown à partir des faits publiés par la source.