Observation à Saint-Rémy-de-Provence, 17 février 1980
Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Observation le 17 février 1980 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Selon le GEIPAN, il s'agit très probablement d'un aéronef (avion, hélicoptère…) (classement B).
Ce qui s'est passé
Trois témoins étaient présents dans une maison lorsque l'un d'eux, le premier témoin, aperçut pendant quelques secondes, de nuit, une lueur orangée à travers la vitre dépolie d'un petit châssis donnant sur un escalier intérieur. Effrayé, il appela un deuxième témoin pour qu'il constate ce qu'il voyait. Celui-ci fit alors le tour de la maison à la recherche du phénomène au sol. Pendant ce temps, le premier et un troisième témoin regardèrent par une fenêtre et virent dans le ciel, vers le nord, un phénomène composé de deux lumières rouges et d'une lumière blanche clignotante. Ils montrèrent ensuite cette lumière au deuxième témoin. Aucun bruit particulier ne fut entendu. Les témoins explorèrent ensuite les abords de la maison et découvrirent des traces au sol qui leur parurent suspectes : deux marques quasiment identiques dans un tas de sable devant l'habitation. La gendarmerie, prévenue le soir même, se rendit sur place.
Le GEIPAN a distingué deux phases. La lumière dans le ciel correspond probablement à un avion en approche de l'aéroport d'Avignon-Caumont : le feu blanc clignotant était un feu anti-collision, que le deuxième témoin comparait lui-même aux feux clignotants des avions, et les deux lumières rouges ou orange pâle étaient sans doute les feux d'atterrissage vus de l'arrière. L'impression de zigzag peut venir d'une illusion de perception (effet autocinétique) ou de l'alternance de plusieurs feux visibles par intermittence. Aucun lien n'est à établir avec la lueur initiale : la frayeur du premier témoin, communiquée aux autres, les a conduits à associer les deux observations. Cette phase est classée B.
La lueur initiale et les traces sont compatibles avec des phénomènes entièrement au sol. Leur explication dépasse les seules compétences du GEIPAN, d'où un classement C pour cette phase. Le GEIPAN avance toutefois une hypothèse, sans prétendre à une explication définitive : les traces ressemblent aux empreintes d'un seau de maçon dans du sable meuble, et une personne venue prélever du sable de nuit, moteur et feux coupés, pourrait être à l'origine de la lueur. Celle-ci pourrait aussi venir de l'extérieur de la propriété, sans lien avec les traces.
Récit reformulé par SkyUnknown à partir du compte rendu d'enquête de GEIPAN (CNES). Le texte original et les pièces du dossier sont sur la fiche officielle.
- Date
- 17 février 1980
- Lieu
- Saint-Rémy-de-Provence · centre de la commune
- Type d'observation
- Depuis le sol
- Classement de la source
- B
- Explication retenue
- Avions et hélicoptères
Sources
- Voir le document d'origine
GEIPAN (CNES)
n° 1980-02-00737
Résumé rédigé par SkyUnknown à partir des faits publiés par la source.