Observation à Trancrainville, 23 janvier 1982
Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire, France
Observation le 23 janvier 1982 à Trancrainville (Eure-et-Loir). Après enquête, le GEIPAN considère ce phénomène comme inexpliqué (classement D).
Ce qui s'est passé
Le matin, entre 4 h 35 et 4 h 55, deux gendarmes du peloton autoroutier patrouillaient sur l'A10 en direction de la province. Ils ont aperçu dans le ciel une masse claire aux contours mal définis, et au sol une zone très fortement éclairée. Sur une trentaine de kilomètres, ils ont continué à observer le phénomène, tantôt en roulant, tantôt à l'arrêt. Ils n'ont entendu aucun bruit particulier, même pendant l'arrêt. À plusieurs reprises, le phénomène a disparu de leur vue avant de réapparaître. À la fin, la masse claire n'était plus visible, mais la lueur restait présente à l'est, sur des bosquets en bordure de l'autoroute. L'un des témoins a décrit l'éclairage du paysage comme rappelant celui d'une « lumière noire » ; il a aussi pu voir les détails d'un pylône et a perçu les lueurs comme immobiles.
Les gendarmes ont contacté la base aérienne 123 d'Orléans, à 7 km de l'autoroute : aucun avion ni hélicoptère n'était en vol et le radar de la base était arrêté depuis la veille au soir. Aucun employé de Cofiroute, la société gestionnaire de l'autoroute, n'avait remarqué le phénomène, et aucun autre témoin riverain n'a été trouvé. Une habitante d'Ingré avait fait état d'un phénomène le 17 janvier auprès de la presse locale, sans jamais se présenter aux services de police ; un article du 27 janvier a rapproché les trois témoignages.
L'enquête a établi que le phénomène était en mouvement, puisqu'il éclairait successivement des éléments du paysage proche sur une longue distance. L'hypothèse d'un astre (Jupiter, Saturne ou Mars étaient présents) n'explique ni la « masse claire » ni des éclairages au sol aussi ciblés. Celle d'un hélicoptère muni d'un projecteur, au-dessus ou dans les nuages, expliquerait la masse sans contour et l'absence de feux de navigation, mais se heurte à plusieurs obstacles : la hauteur des nuages (1 200 et 1 500 m) rendait la distance trop grande pour les projecteurs de l'époque, la petite portion de pylône éclairée supposait un faisceau extrêmement focalisé, le type d'éclairage décrit ne correspond pas à un projecteur de recherche, et un survol au-dessus des nuages pour une surveillance reste peu compréhensible. Aucune enquête sur place n'a pu être menée avec le témoin, vu l'ancienneté du cas. Le dossier se situe à la limite entre cas inexpliqué et cas inexploitable ; il est classé D, inexpliqué.
Récit reformulé par SkyUnknown à partir du compte rendu d'enquête de GEIPAN (CNES). Le texte original et les pièces du dossier sont sur la fiche officielle.
- Date
- 23 janvier 1982
- Lieu
- Trancrainville · centre de la commune
- Type d'observation
- Depuis le sol
- Classement de la source
- D
Sources
- Voir le document d'origine
GEIPAN (CNES)
n° 1982-01-00913
Résumé rédigé par SkyUnknown à partir des faits publiés par la source.