En bref
- Quand : mardi 24 juin 1947, vers 15 heures (heure locale)2.
- Où : dans le ciel des Cascades, entre le mont Rainier et le mont Adams, État de Washington2.
- Qui : Kenneth Arnold, 32 ans, homme d'affaires de Boise (Idaho), pilote privé, aux commandes de son monomoteur CallAir2,3.
- Quoi : neuf objets très brillants, plats, volant en chaîne du nord vers le sud, à une vitesse estimée entre 1 200 et 1 700 miles/h2,8.
- Conclusion de l'US Air Force : « mirage »8. Ce n'est pas la seule conclusion officielle qu'ait reçue l'affaire.
Le vol du 24 juin 1947
Vers 14 heures, Kenneth Arnold décolle de l'aérodrome de Chehalis (Washington) pour Yakima2. Il s'accorde une heure de détour pour chercher, sur le flanc sud-ouest du mont Rainier, un gros avion de transport des Marines disparu dans la montagne2. Edward Ruppelt, futur chef du Projet Blue Book, précisera qu'il s'agissait d'un C-4617.
Il monte vers 9 500 pieds, l'altitude du plateau d'où s'élève le Rainier, balaie la zone, fait un virage complet au-dessus de la petite ville de Mineral, puis reprend son cap vers l'est à environ 9 200 pieds2. L'air est « si calme » qu'il lâche les commandes et, écrit-il, « le ciel et l'air étaient clairs comme du cristal »2. Au loin, à sa gauche et en arrière, un quadrimoteur DC-4 vole à 14 000 pieds, à une quinzaine de milles2.
Neuf objets entre le Rainier et l'Adams
Deux ou trois minutes plus tard, un éclair se reflète sur son avion. Arnold cherche d'où il vient et voit, à gauche et au nord du Rainier, « une chaîne de neuf appareils d'aspect étrange » qui volent du nord vers le sud, à environ 9 500 pieds, cap 170°2. Toutes les quelques secondes, deux ou trois d'entre eux plongent ou s'inclinent légèrement, juste assez pour que le soleil les frappe2.
Il les compare à un vol d'oies : ils volent « en une ligne diagonale, comme une chaîne, comme s'ils étaient reliés entre eux », et se faufilent entre les sommets2. Ce qui l'intrigue, c'est qu'il ne leur distingue aucune queue2. Il estime leur distance entre 20 et 25 milles, les voyant presque à angle droit2. Pour juger leur taille, il les compare au DC-4 : plus petits, mais d'une envergure comparable à l'écart entre les moteurs extérieurs de l'avion de ligne2.
Pour écarter un reflet, il précise avoir regardé à travers le pare-brise, puis en tournant l'avion pour ouvrir sa fenêtre, sans lunettes de soleil2. De profil, les objets ne sont qu'« une fine ligne noire ». Quand le soleil s'y reflète, ils paraissent « complètement ronds »2. Sur le croquis qu'il joint à son rapport, ils sont arrondis à l'avant, tronqués à l'arrière, très minces, avec cette légende : « Ils semblaient plus longs que larges, leur épaisseur était d'environ 1/20ᵉ de leur largeur », et « Mirror Bright », brillants comme un miroir2.

L'observation dure en tout « environ deux minutes et demie à trois minutes »2. Arnold poursuit ensuite ses recherches un quart d'heure, puis met le cap sur Yakima2.
Une vitesse impossible pour 1947
Arnold a un réflexe de pilote : il chronomètre. L'horloge de bord indique 14 h 59 quand le premier objet passe le flanc sud du Rainier. Quand le dernier dépasse la crête sud du mont Adams, la trotteuse a parcouru une minute et quarante-deux secondes2. Il estime aussi la longueur de la chaîne à au moins cinq milles, en la comparant à une crête enneigée située entre les deux sommets2.
Il ne mesure la distance entre les deux montagnes qu'une fois arrivé à Pendleton2. Le calcul est simple et vertigineux. Le résumé de l'US Air Force retient 47 milles en 102 secondes, soit 1 656 miles/h8. L'astronome J. Allen Hynek, consultant de l'armée, arrondit à 1 700 miles/h6. Arnold lui-même annonce à la presse un chiffre plus prudent, « environ 1 200 miles/h »12,13. À la radio, il ajoute que même en lui « accordant » trois ou quatre minutes, on dépasse encore 800 miles/h12. À titre de comparaison, le record de vitesse de l'époque, détenu par un chasseur à réaction P-80, est de 647 miles/h10.
De Pendleton au monde entier : la naissance des « soucoupes volantes »
Le 25 juin au matin, Arnold se présente à l'East Oregonian, le quotidien de Pendleton (Oregon). Bill Bequette, alors âgé de 28 ans, a raconté la scène en 1998 : Nolan Skiff prend quelques notes et écrit un court article, que Bequette glisse en bas de la une avant d'en taper une version encore plus brève sur le fil de l'Associated Press15. L'article dit qu'Arnold a vu « neuf appareils semblables à des soucoupes » (saucer-like), « extrêmement brillants, comme nickelés »13. Arnold y est cité : « Ça semblait impossible… mais c'est ainsi, je dois croire mes yeux »13.
L'après-midi, Bequette passe deux heures avec Arnold à son hôtel et téléphone un long papier au bureau de l'AP à Portland. « Le lendemain matin, presque tous les journaux du pays publiaient l'histoire en une », se souvient-il15. Le 26 juin, le Chicago Sun titre en page 2 : « Supersonic Flying Saucers Sighted by Idaho Pilot »14.

Le même jour, l'AP relaie le scepticisme officiel. Un porte-parole de l'armée à Washington déclare qu'à sa connaissance « rien ne vole aussi vite, sauf une fusée V-2 »10. Arnold, assailli d'appels, confie à l'United Press qu'il n'a « pas eu un moment de paix » depuis qu'il a raconté son histoire10. Le 30 juin, l'AP écrit que l'Ouest voit des « flying saucers » « presque partout, du Canada au Texas »10. Le 8 juillet, un titre résume la fièvre : « Who Has the Saucer? 40 States Join Game »10. C'est ce jour-là que le FBI de Dallas signale qu'un « disque volant » a été récupéré près de Roswell, au Nouveau-Mexique24.
« Flying saucer » : qui l'a vraiment dit ?
La version la plus répandue veut qu'Arnold ait décrit le mouvement des objets, comme une soucoupe qui ricoche sur l'eau, et qu'un journaliste ait transformé cette comparaison en forme. Arnold l'a lui-même dit en 1950 à la radio CBS : « Ils ont dit que j'avais dit qu'ils ressemblaient à des soucoupes ; j'ai dit qu'ils volaient à la manière d'une soucoupe »16. Le résumé de l'US Air Force reprend cette explication : la description aurait été « raccourcie en flying saucers par certains journalistes »8. Le sceptique Martin Kottmeyer en a fait une thèse, « The Saucer Error » : l'image de la soucoupe serait née d'une méprise, puis aurait servi de modèle aux observations suivantes20.
Les documents de 1947 nuancent ce récit. Dans son propre rapport écrit à l'armée, en juillet 1947, Arnold parle lui-même d'« objets semblables à des soucoupes » et de « disques semblables à des soucoupes »2. À la radio, le 26 juin, il décrit leur forme comme « une assiette à tarte coupée en deux, avec une sorte de triangle convexe à l'arrière »12. Quant à Bill Bequette, il a toujours nié avoir inventé l'expression : « Je suis sûr de ne pas avoir créé "flying saucers" »15. L'analyste Martin Shough, qui a reconstitué la chronologie des déclarations, conclut que la thèse du simple malentendu journalistique est en partie une reconstruction ultérieure19.
L'armée enquête
Début juillet, Arnold envoie au général commandant Wright Field (Ohio) un rapport dactylographié de sept pages, avec son croquis2. Il ouvre ainsi son récit : « L'histoire suivante de ce que j'ai observé au-dessus des Cascades, aussi impossible qu'elle puisse paraître, est rigoureusement vraie »2. Le 12 juillet, il autorise l'armée par télégramme à citer, diffuser ou reproduire ce rapport. Il regrette qu'on ne lui ait donné aucune explication, alors qu'il était « certain qu'ils appartenaient à notre gouvernement »4.

Le même 12 juillet, il est interrogé à Boise par Frank M. Brown, agent spécial du Counter Intelligence Corps (le contre-espionnage de l'armée) de la 4ᵉ Air Force3. Le mémo de Brown, daté du 16 juillet, est sans ambiguïté : « L'interrogateur est personnellement d'avis que M. Arnold a réellement vu ce qu'il déclare avoir vu »3. Après vérification sur carte aéronautique, ses affirmations sur les distances, la vitesse, le cap et la taille « pourraient très bien être des faits »3. Brown note aussi qu'Arnold est « très franc et quelque peu amer » envers l'armée et le FBI, qui n'ont pas enquêté plus tôt. Arnold assure qu'à l'avenir, s'il voyait « un immeuble de dix étages voler dans les airs », il n'en dirait pas un mot3.

Brown et son collègue, le capitaine William L. Davidson, mourront quelques semaines plus tard. Le 1er août 1947, leur avion s'écrase à Kelso (Washington), au retour d'une enquête à Tacoma, l'affaire dite de Maury Island, à laquelle Arnold avait été mêlé11. Edward Ruppelt qualifiera cette affaire de canular : « le premier, peut-être le deuxième meilleur, et le plus sale canular de l'histoire des OVNI »17.
Quatre conclusions officielles pour un même cas
Le dossier de l'US Air Force contient plusieurs évaluations successives, qui ne disent pas la même chose.
| Qui | Quand | Conclusion |
|---|---|---|
| Frank M. Brown, contre-espionnage de l'armée | 16 juillet 1947 | Arnold a vu ce qu'il décrit ; ses chiffres sont plausibles3 |
| J. Allen Hynek, astronome, Projet Sign | 1948-1949 | Pas d'explication astronomique ; objets probablement plus proches et plus lents, peut-être des avions connus6 |
| Air Materiel Command, Projet Grudge | 1949 | Le rapport « ne résiste pas même à un examen superficiel » et doit être écarté7 |
| Fiche finale du Projet Blue Book | formulaire édité en 1963 | « Other (MIRAGE) »8 |
Le raisonnement de Hynek repose sur l'acuité visuelle. À 25 milles, pour qu'Arnold distingue l'épaisseur des objets, ceux-ci auraient dû mesurer au moins 100 pieds d'épaisseur et 2 000 pieds de long. Et s'ils ne faisaient que 45 à 50 pieds, il n'aurait pas pu les voir. « Si Arnold a réellement vu les objets et si son estimation de la distance est correcte, celle de la taille ne peut pas l'être, et inversement »6. En retenant une taille de 400 pieds au plus, Hynek ramène les objets à six milles et à environ 400 miles/h, une vitesse subsonique compatible avec « une sorte d'avion connu »6. Il écrit pourtant aussi qu'il n'existe « pas d'explication astronomique pour cet incident classique, prototype de nombreuses histoires de soucoupes volantes », et range le cas dans la catégorie « non astronomique, sans explication évidente »6.

L'avis de l'Air Materiel Command est plus sévère : le rapport est « truffé d'incohérences », et l'observateur « a tiré profit de cette histoire en la vendant au magazine Fate ». Il ajoute que ce rapport et sa publicité sont « largement responsables » des signalements qui ont suivi7.
La fiche finale du Projet Blue Book conclut au mirage. L'argument : l'air « calme et clair comme du cristal » décrit par Arnold indiquerait des conditions très stables, propices aux inversions de température qui courbent la lumière8. La même fiche indique un cap « ouest », alors qu'Arnold a toujours décrit un vol du nord vers le sud8,2. Et Edward Ruppelt, qui a dirigé Blue Book, écrivait en 1956 que le cas figurait dans les fichiers comme un « inconnu » de plus17.

Les explications proposées depuis
| Hypothèse | Défendue par | Ce qui coince |
|---|---|---|
| Avions à réaction plus proches qu'estimé | Hynek (1948-1949)6 | Aucun pilote ne s'est manifesté ; Arnold distinguait les moteurs du DC-4 à environ 15 milles, ce que le critère d'acuité de Hynek exclurait18 ; Shough juge ce critère mal appliqué19 |
| Mirage | US Air Force, Projet Blue Book8 | Un mirage n'explique ni le déplacement latéral rapide ni le passage devant les crêtes18 |
| Nuages orographiques (« nuages d'onde ») | Donald Menzel et Lyle Boyd (1963)9 | Ces nuages restent presque immobiles21 |
| Neige soufflée des sommets | Donald Menzel (1953) | Ruppelt rapporte la réponse d'un pilote connaisseur de la région : impossible en juin17 |
| Météores fragmentés | Keay Davidson (1997), relayé par Philip Klass22 | Un météore ne s'éteint pas pour se rallumer, et ne vole pas à l'horizontale pendant deux minutes18 |
| Oiseaux (cygnes ou oies ; pélicans) | Martin Kottmeyer (1997)21 ; James Easton, cité par d'autres auteurs25 | Arnold lui-même les compare à des oies, mais l'altitude et la distance obligent à supposer une grosse erreur d'estimation21 |
| Engins secrets américains | Arnold lui-même en juillet 19472,4 | L'armée a démenti, publiquement et dans ses échanges avec le FBI18 |
Bruce Maccabee, physicien favorable à l'hypothèse d'un phénomène inexpliqué, estime qu'aucune explication banale crédible n'a été proposée18. Martin Shough conclut, après une analyse minutieuse, qu'il n'y a « aucune raison interne » de douter du chronométrage d'Arnold, ce qui ne dit rien de la nature des objets19.
Les versions qui ne concordent pas
| Point | Selon les sources |
|---|---|
| Heure de décollage | « vers deux heures » (rapport) ; « vers 2 h 15 » (radio, 26 juin)2,12 |
| Cap des objets | 170° (rapport) ; 160° (radio) ; « ouest » sur la fiche Blue Book, contraire à toutes les déclarations d'Arnold2,12,8 |
| Repères chronométrés | Rainier et Adams (rapport) ; « Saint Helens et Adams » (radio)2,12 |
| Distance | 20 à 25 milles (rapport) ; 25 à 30 milles (AP, 26 juin) ; 6 milles au plus selon Hynek2,10,6 |
| Taille | plus petits que le DC-4 (rapport) ; « aussi gros qu'un DC-4 » (AP) ; « 45 à 50 pieds » dans un résumé anonyme du dossier, chiffre qui n'est pas d'Arnold2,10,5,19 |
| Vitesse | 1 200 miles/h (Arnold) ; 1 656 miles/h (US Air Force) ; 1 700 (Hynek) ; « environ 150 miles/h » sur une fiche de contrôle, erreur manifeste12,8,6,5 |
| Forme | ronds au soleil, fine ligne de profil, tronqués à l'arrière (rapport) ; « assiette à tarte coupée en deux » (radio) ; plus tard, un objet en croissant2,12,19 |
| Date | le mémo de Brown situe l'observation au « 25 juillet », au lieu du 24 juin3 |
L'héritage
Les objets de Kenneth Arnold ne ressemblaient pas aux soucoupes rondes à coupole qui ont envahi l'imaginaire. Pourtant, son observation a donné son nom au phénomène et ouvert la grande vague de l'été 1947. L'armée elle-même estimait en 1949 que son récit et sa médiatisation étaient « largement responsables » des signalements qui ont suivi7. Dans son rapport, Arnold se disait alors « convaincu qu'il s'agissait d'une sorte d'avion »2. Il est mort en 1984, à 68 ans23.
Le dossier complet de l'US Air Force, 61 pages, est en accès libre aux Archives nationales américaines1. Les principales pièces sont reproduites ci-dessous.
Les pièces du dossier
Les documents d'origine : affichés ici quand ils sont libres de droits, sinon consultables chez leur détenteur.

Croquis
Le croquis de Kenneth Arnold
Dernière page de son rapport à l'armée, juillet 1947 : vue de dessus, vue de profil, « Mirror Bright ». Signature caviardée par les Archives

Rapport
Le rapport d'Arnold à Wright Field, page 1
« The following story of what I observed over the Cascade mountains… »


Rapport
Mémo de l'agent Frank M. Brown (contre-espionnage de l'armée), 16 juillet 1947
« …actually saw what he stated that he saw »

Analyse
L'évaluation de J. Allen Hynek, « Incident #17 »
Projet Sign, repris dans le rapport du Projet Grudge (1949)

Analyse
L'avis de l'Air Materiel Command (Projet Grudge)
« The report cannot bear even superficial examination… »

Rapport
La fiche finale du Projet Blue Book : « Other (MIRAGE) »
Formulaire « Project 10073 Record » ; notez le cap « West »

Presse d'époque
Chicago Sun, 26 juin 1947, page 2
« Supersonic Flying Saucers Sighted by Idaho Pilot » (dépêche AP)

Photo
Kenneth Arnold en juillet 1947
Photo Associated Press, 8 juillet 1947
Presse d'époque
Coupures de presse de juin-juillet 1947 conservées dans le dossier
Hartford Times, Dayton Daily News, Montana Standard, New York Herald Tribune, Daily News (images 53 à 61 du dossier)
Document protégé : consultable chez son détenteur, non reproduit ici.
Sources
- 1.Document officielNational Archives (NARA), NAID 28929152, Project Blue Book, dossier « Mt. Rainer, Washington, June 1947 » (61 pages)
- 2.TémoinKenneth Arnold, juillet 1947, Rapport écrit de Kenneth Arnold au général commandant Wright Field, avec croquis — dossier NARA, images 35 à 41
- 3.Document officielFrank M. Brown, Counter Intelligence Corps, 4th Air Force, 16 juillet 1947, Memorandum for the Officer in Charge, incident 4AF 1208-I — dossier NARA, images 31-32
- 4.TémoinKenneth Arnold, 12 juillet 1947, Télégramme de Kenneth Arnold à Wright Field — dossier NARA, image 17
- 5.Document officielArmy Air Forces / Projet Sign, 1947-1948, Check-list « Unidentified Flying Objects », incident #17 — dossier NARA, images 18-19
- 6.Document officielJ. Allen Hynek pour le Projet Sign / Grudge, 1948-1949, Évaluation « Incident #17 », index et récapitulatif — dossier NARA, images 2 à 10
- 7.Document officielAir Materiel Command, 1949, Projet Grudge, résumé de l'incident n° 17 et « AMC Opinion » — dossier NARA, image 4
- 8.Document officielUS Air Force, Projet Blue Book, Fiche « Project 10073 Record » et résumé de l'US Air Force (conclusion mirage) — dossier NARA, images 1, 3, 9 et 13
- 9.AnalyseDonald Menzel et Lyle G. Boyd, 1963, The World of Flying Saucers, épreuves du chapitre « Mirage or Wave Clouds? » — copie dans le dossier NARA, images 44 à 50
- 10.PresseAssociated Press, United Press, 26 juin – 8 juillet 1947, Coupures de presse AP et UP (Hartford Times, Dayton Daily News, Montana Standard, New York Herald Tribune, Daily News) — dossier NARA, images 53 à 61
- 11.Document officielFBI, 1947, FBI Records: UFO (télétype de Portland sur l'accident de Kelso ; mémos de 1947)
- 12.Témointranscription Patrick Gross, enregistrement retrouvé par Pierre Lagrange, 26 juin 1947, Interview de Kenneth Arnold par Ted Smith, radio KWRC (Pendleton), transcription
- 13.PresseNolan Skiff, Bill Bequette, 25 juin 1947, « Impossible! Maybe, But Seein' Is Believin', Says Flier », East Oregonian, p. 1 (transcription)
- 14.PresseAssociated Press, 26 juin 1947, « Supersonic Flying Saucers Sighted by Idaho Pilot », Chicago Sun, p. 2
- 15.SynthèsePierre Lagrange, hiver 1998, A Moment in History: An Interview with Bill Bequette, International UFO Reporter
- 16.Témointranscription Patrick Gross, avril 1950, Kenneth Arnold au téléphone avec Edward R. Murrow, CBS (transcription)
- 17.SynthèseEdward J. Ruppelt, ancien chef du Projet Blue Book, 1956, The Report on Unidentified Flying Objects, chapitre 2 — en anglais, domaine public
- 18.AnalyseBruce Maccabee, 1997, révisé en 2002, Ultimate Arnold: June 24, 1947, How It All Began
- 19.AnalyseMartin Shough (NARCAP), 2010, The Singular Adventure of Mr Kenneth Arnold
- 20.AnalyseMartin Kottmeyer, mai 1993, The Saucer Error, The REALL News vol. 1 n° 4 — analyse sceptique
- 21.AnalyseMartin Kottmeyer, juin-juillet 1997, Resolving Arnold, The REALL News vol. 5 n° 6-7 — analyse sceptique
- 22.AnalysePhilip J. Klass, juillet 1997, Skeptics UFO Newsletter n° 46 — analyse sceptique
- 23.PressePhil Wright, East Oregonian (repris par The Spokesman-Review), 25 juin 2017, Flying saucers still evasive 70 years after pilot's sighting
- 24.Document officielFBI, bureau de Dallas, 8 juillet 1947, Télétype « Flying disc, information concerning » (Roswell)
- 25.Synthèseblog UFO Conjectures, avril 2007, Kenneth Arnold and the pelicans — relais de l'hypothèse de James Easton, publication originale non retrouvée
Dossier rédigé par SkyUnknown à partir des sources numérotées ci-dessous : chaque affirmation renvoie à la sienne. Les citations sont courtes et attribuées ; les documents restent chez leurs auteurs. Une erreur, une source à ajouter ? Écrivez-nous